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Suppression du Salon de l’Auto : impact sur les intentions d’achat

(communiqué de presse)
Pour la première fois depuis la Deuxième Guerre mondiale il n’y aura pas de Salon de l’Auto en janvier. C’est pourquoi TRAXIO (NDLR : Traxio est la fédération du secteur automobile et des secteurs connexes en Belgique) a mené fin novembre 2020 une étude de marché auprès des consommateurs afin d’évaluer l’impact de cette annulation sur les ventes automobiles en janvier.

« Cette enquête TRAXIO révèle que pour beaucoup janvier reste synonyme de ‘période du salon de l’auto’. Idée qui n’anime pas que les amoureux de belles cylindrées mais aussi, et c’est remarquable, de nombreux jeunes, » constate Filip Rylant, porte-parole de TRAXIO. « L’annulation du Salon de l’Auto n’a pas d’impact sur leur intention d’achat pour 75 % des sondés. En revanche, pour 17 % d’entre eux, il en a un et l’on observe une grande différence entre les jeunes (25 %) et les personnes plus âgées (5 %). Enfin, gardons à l’esprit l’influence de la crise sanitaire sur les intentions d’achat (24 %). »

Janvier ‘mois de l’auto’
Bien que le Salon de l’Auto de Bruxelles ne puisse pas se dérouler en présentiel, l’on peut toutefois parler d’‘effet salon’ en janvier : à la question si janvier – à défaut de Salon de l’Auto physique – était ressenti comme ‘période du salon de l’auto’, un quart des répondants affirment sans hésitation que « oui ». Cela peut sembler étrange mais cette association est la plus grande dans la jeune génération : 40 % des 18-24 ans ont répondu par l’affirmative et estiment même que janvier est un véritable ‘mois de l’auto’. Cette corrélation entre le salon de l’auto et le mois de janvier diminue avec l’âge, à 16 % chez les plus de 65 ans.

Impact sur l’intention d’achat pour 17 % des consommateurs
75 % des consommateurs indiquent que l’annulation du salon n’a aucun effet (négatif) sur leurs intentions d’achat tandis que 8 % ne savent pas (encore). Pour 17 % des répondants, l’annulation du Salon de l’Auto influence donc leur intention d’achat (attention, les détails suivants contiennent des arrondis de sorte que le total s’élève à 18 %) :

  • 10 % reportera son achat
  • 2 % anticipera l’achat
  • 3 % achètera une voiture meilleur marché
  • 1 % achètera une voiture plus chère
  • 2 % achètera une occasion au lieu d’une voiture neuve

Grand écart générationnel
Plus le groupe-cible est âgé, plus l’effet de l’annulation du Salon de l’Auto sur l’intention d’achat est faible. Dans la tranche d’âge des 18-24 ans, un sur quatre (25 %) indique qu’il y a un effet, qui se traduit généralement par le report de l’achat et – dans une moindre mesure – par l’acquisition d’une alternative moins chère ou d’un véhicule d’occasion (chiffre significatif : 6 % de plus comptent acheter une occasion contre 2 % en moyenne). Cet impact sur l’intention d’achat tombe à 5 % à peine chez les plus de 65 ans. Est-ce un hasard qu’ils soient les plus nombreux à ne pas associer janvier au Salon de l’Auto… ?

Divergences régionales
Plus d’un quart des sondés (26 %) perçoivent le mois de janvier comme mois du salon. En Flandre, ce nombre est significativement inférieur (23 %) comparé à la Wallonie (31 %) et Bruxelles (32 %).

L’annulation du Salon de l’Auto a un impact de 17 % en moyenne (dans le graphique : 18 % en raison des arrondis) sur l’intention d’achat. Nous avions déjà constaté de grands écarts entre les différentes tranches d’âge mais sur le plan régional aussi, nous observons que l’impact est de loin supérieur à Bruxelles (27 %) qu’en Flandre (16 %) et en Wallonie (17 %).

Les effets de la crise sanitaire se font toujours sentir
La crise sanitaire continue d’influencer (24 %) le comportement d’achat d’une nouvelle voiture : ses conséquences semblent plus importantes que la décision d’annuler le salon. Dans la plupart des cas (15 %) il est question de reporter l’achat, 4 % ont l’intention d’acheter une voiture moins chère et 2 % comptent acquérir une occasion plutôt qu’une voiture neuve.
Les effets de la crise du coronavirus sont les plus marqués chez les 18-24 ans (44 %) et le moins chez les plus de 65 ans (12 %).

Méthodologie
Cette étude du marché a été menée en ligne du 25 au 30 novembre 2020 auprès de 1.000 répondants. Pour assurer sa représentativité, Traxio a distingué les hommes des femmes, les différentes tranches d’âge et la répartition géographique à travers les trois régions.

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